F.M.N.S
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le BPJEPS-AAN explose
Prix et longueurs des formations sans rapport avec les besoins, textes absurdes, rareté des reçus... empêchent l’apprentissage de la natation dans beaucoup de piscines en saison. Impossibilité d’organiser souvent l’aquagym en étant en règle. Formation incomplète qui ne suffit pas pour l’ETAPS...... Des BPJEPS-AAN capables mais limités pendant des années à des CDD ou des postes d’auxiliaires en pleine précarité... Des BNSSA saisonniers sans évolution possible «cloués» sur leur chaise. «Une machine à chômeurs» : au moins 1 200 MNS - enseignants manquent sur le marché du travail....
le BPJEPS-AAN explose :
(voir aussi les interventions des sénateurs Dominique ESTROSI et Simon SUTOUR, qui avouent être poussés par la FFN - notre revue n°297 de mars 2016 pages 4 et 5- (Débâts au Sénat 21.1.2016).
-- (au moment où nous mettons sous presse ces questions n’ont pas eu de réponse des ministres).
M. Jean-Claude LEROY
sénateur du Pas de Calais
Débât au Sénat du 14 février 2016
QUESTION du SENATEUR :

M. Jean-Claude Leroy attire l’attention de M. le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports sur le projet d’arrêté relatif aux moniteurs de natation. Ce projet a reçu l’avis favorable de la commission professionnelle consultative des métiers de l’animation et du sport le 17 décembre 2015. Mais cette conception du « moniteur de natation » à finalité professionnelle énoncée dans le texte et soutenue par la fédération française de natation rencontre une difficulté juridique. Elle est en effet en contradiction de l’article D. 322-15 du code du sport, qui dispose que « la possession d’un diplôme satisfaisant aux conditions de l’article L. 212-1 est exigée pour enseigner et entraîner à la natation contre rémunération. Les éducateurs sportifs titulaires de ce diplôme portent le titre de maître-nageur sauveteur». Il apparaît donc que le « moniteur de natation », n’étant pas titulaire d’un tel diplôme, ne pourra pas enseigner, ni entraîner à la natation contre rémunération. Ceci est en contradiction avec la finalité professionnelle du projet. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qui pourraient être mises en œuvre pour mettre ce projet en conformité avec les textes en vigueur.
M.Martial BOURQUIN (sénateur du Doubs)
Débâts au Sénat du 17 mars 2016
QUESTION du SENATEUR :

M. Martial Bourquin appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports sur les difficultés des clubs de sport ayant des activités aquatiques face à la législation renforçant les règles de sécurité. En effet, le dispositif français qui fait figure d’exception en Europe et qui est contraire aux directives du Conseil de l’Europe, pose de graves difficultés. Ainsi, les syndicats de la profession de maître-nageur sauveteur (MNS) estiment qu’il manque actuellement 1 200 maîtres nageurs sauveteurs ce qui entraîne, par exemple pour le seul département du Doubs, une augmentation de 450 % de dérogations octroyées au brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), entre 2012 et 2014, par le préfet. Cette situation devient intenable pour les gérant de salles de sport qui ont l’obligation d’embaucher des MNS sous peine de condamnations et de fermetures administratives. Or, trois éléments doivent nous interpeller. D’une part, la formation des MNS est orientée vers l’apprentissage de la natation alors que les clubs de remise en forme font appel à d’autres compétences comme par exemple une spécialisation « relation musique, mouvement ». La pratique d’activités aquatiques dans les centres de remise en forme ne présente que peu de danger car les activités s’effectuent à 150 cm de profondeur d’eau ou moins. Il se permet de souligner que les statistiques publiques ne relèvent aucune noyade en bassin d’activités aquatiques. Enfin, le test physique à l’examen d’entrée est plus que drastique puisqu’il s’agit d’un 800 mètres nage libre en moins de 16 minutes, ce qui entraîne un échec de plus de 50 % à ce test et le rend particulièrement inaccessible aux femmes. De plus, la longueur des bassins n’exède pas 50 mètres. Le titre à finalité rofessionnelle (TFP )« coach de l’eau » semble répondre davantage aux compétences recherchées et à l’évolution des nouvelles activités de remise en forme. Le TFP « coach de l’eau » vient d’être validé par le Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (CREFOP) de Franche-Comté qui juge que celui-ci répond aux attentes des clubs de remise en forme. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si de prochaines évolutions concernant l’encadrement des activités aquatiques sont envisagées par son ministère.
Devant cettte cacophonie ce n’est vraiment pas le moment de conseiller à des candidats, souvent chômeurs, de s’inscrire à ces stages