F.M.N.S
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La Lettre du Mardi n° 25 du 13.6.2017

« La lettre du mardi de notre FMNS»  n° 25 du 13.6.2017

Informations hebdomadaires gratuites par mail à toute notre branche

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

Bureau central : 11 rue Henri Barbusse 33110 LE BOUSCAT

nouveau tél : 05 24 61 44 81 —  mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ; Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir '; document.write( '' ); document.write( addy_text55758 ); document.write( '<\/a>' ); //-->\n Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

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** MNS : une publicité très efficace, pour nos leçons de natation et d’aquagym, peut en saison, nous doubler le salaire

Etat des lieux : beaucoup trop d’enfants n’apprennent pas à nager et arrivent au collège sans savoir nager. Les évaluations de l’Education Nationale peuvent être prises au sérieux. Certains «conseillers» y trouvent de multiples causes : le manque de piscines d’hiver en milieu rural, les prix des leçons, le manque de MNS brevetés, la démobilisation des parents agrrés ou non, le fait que certaines mairies ont sorti aux MNS les recettes des leçons et en ont complètement démotivé certains au point que dans certaines piscines on refuse d’en donner, l’incompétence de beaucoup de professeurs des écoles ou de conseillers de tout poil, des textes farfelus des ministères de l’Education Nationale et de la Jeunesse et Sports, parfois même dangereux, tels que les tests d’entrée en colonies de vacances passés avec brassards (arrêté du 25.4.2012 article 3-1) etc etc.

            Toutes ces estimations, sans les généraliser, sont certainements exactes, mais il y a une question sur laquelle nous devons nous appesantir, c’est la formation inexistante lors du MNS, du BEESAN ou du BPJEPS-AAN aux moyens de vente d’un service. OUI! Pendant nos leçons nous vendons nos services à des clients et les techniques de vente sont souvent les mêmes. Beaucoup de nos collègues, il faut le reconnaître, ne les connaissent pas. Souvent nous entrons dans un établissement, il n’y a aucune affiche sur les leçons de natation ou d’aquagym. Dans une autre les MNS se sont laissés «piquer» les leçons par les clubs d’où s’en désintérressent complètement. Dans une autre, le MNS est assis et attend le client. Dans une autre, le «surveillant» n’adresse même pas la parole aux clients, OUI AUX CLIENTS, sinon pour les rappeler à l’ordre. Le MNS est devenu parfois «le fonctionnaire» qu’il ne faut pas embêter et qui attend l’heure de s’en aller. Evidemment, il ne faut pas généraliser cette remarque désobligeante, il y a aussi des MNS capables, consciencieux et commerçants et ceux-là gagnent souvent deux fois plus que les autres.

            Nous nous proposons donc ici d’analyser les démarches nécessaires à des dates bien précises, pour une clientèle éventuelle bien ciblée.

1°/ La tenue : un MNS est au travail, et non pas en vacances, on sait très bien que «tout le monde le connait». Il n’en demeure pas moins que bon nombe d’usagers ne viennent pas souvent à la piscine et ne le connaissent pas, s’il ne se démarque pas par sa tenue (beaucoup d’autres professions ont ressenti le besoin de porter obligatoirement une tenue pour se faire respecter ET(OU) améliorer leur clientèle (gendarmes, CRS, avocats, juges, personnels de supermarchés, gardiens de squares, pilotes, militaires...

            Il faut se mettre à la place du CLIENT : on entre dans une piscine, on ne connait pas le brevet du surveillant, ni ses compétences. Voir une personne avec une tenue professionnelle le met en confiance, pour le considérer, et pour lui confier ses enfants.

2° Un MNS avenant :

Dans n’importe quel commerce, nous sommes contents, quand nous y revenons plusieurs fois, que le patron où l’employé nous reconnaisse et nous dise au minimum «bonjour», plus, en nous serrant la main, encore mieux, en nous glissant quelques mots..

3° Un(e) client(e) informé(e) :

Cette information doit être multiple et toucher plus spécialement la clientèle susceptible d’être intéressée, autrement dit les mères de famille avec des enfants de 5 à 15 ans. Il y a deux catégories d’endroits où les toucher

-- dans le commerces que ses mères fréquentent : coiffeur, épicier, boucher, campings, établissements de jeux d’enfants, autres marchands... par une affichette (notre FMNS en individualise 25 gratuitement pour tous nos adhérents - il suffit de les demander).

Ces affichettes doivent être portées à la vue de la clientèle un peu avant la paie (25 juin et 25 juillet)

-- à l’entrée de la piscine par des affichettes, là aussi fournies gratuitement à nos MNS (29,7X42).

-- pendant la baignade, des enfants par une approche individuelle des mères d’enfants de 5 à 14 ans, qui manifestement ne savent pas nager. Un collègue nous a fait remarquer : «les séries de leçons arrivent du 25 juin au 13 août, pour l’essentiel, soit pendant 50 jours, en enlevant les jours de pluie 40 jours. Si tu abordes 2 mères de famille par jour, en donnant des conseils aux enfants, il y en a une, en moyenne, qui demande des leçons, cela fait 40 forfaits de plus». Au tarif d’aujourd’hui de 140 euros les 10 leçons semi collectives (entre 4 et 9 élèves) :

140e X 40 élèves = 5 600 euros en plus».

            Certains MNS estiment des places médiocres, alors que d’autres y demeurent presque à vie et sont les «roitelets» de leur piscine. Ils arrivent à apprendre à nager à trois générations !

Le client : il faut aller le chercher et cela nous ne l’avons appris dans aucun cours de MNS, de BEESAN, ou de BPJEPS AAN !

4° Une autre démarche avec les scolaires :

nous savons très bien que dans les piscines d’été, les scolaires viennent trois ou quatre fois en juin. Vu le nombre d’enfants, et le peu de séances, on y fait «trempette» et les enfants ne risquent pas d’apprendre à nager ainsi. Les parents ne sont pas dupes. Ces séances doivent servir essentiellement à dégrossir les enfants qui ne vont jamais en piscines. Beaucoup de parents le savent et sont demandeurs, s’ils en ont l’occasion.

            Si le MNS vers la fin de la période scolaire distribue des tracts aux enfants avec

«L’école de natation de la piscine de X commencera ses séances le.... et les poursuivra tout l’été. Les parents des  enfants, qui ne savent pas nager, ou qui veulent se perfectionner, sont invités à prendre contact avec le sympathique MNS de la piscine, téléphone........ La maîtrise de la natation est obligatoire pour pratiquer tous les autres sports nautiques....»

            Il suffit de photocopier ces tracts, 1/2 format, en grand nombre et de les distribuer aux enfants à la fin d’une des dernières séances de natation scolaire, avec l’autorisation du professeur des écoles. Avec une en-tête «Ecole de natation», il ne peut refuser.

Un article du journal local : si nous attendons que les journalistes viennent écrire un article, nous y serons encore à la Toussaint. Si nous rédigeons l’article nous même, sans le présenter comme une publicité, c’est gratuit, par exemple :

«La Piscine de ... vient d’ouvrir. Les deux bassins  de 25 mètres et petit de 12 mètres de long sont toujours en état. L’eau est chauffée à 20 degrés, la buvette fonctionne à partir de..., la sécurité est assurée par un nouveau maître nageur bien sympathique  Monsieur Henri DUPONT qui enseigne avec  compétence la natation et donne des séances d’aquagym en dehors des horaires de surveillance - Téléphone....

            Des bevets de natation officiels sont délivrés à ceux qui le méritent à la fin des cours permettant de pratiquer d’autres sports nautiques. Les adultes peuvent s’inscrire aux cours d’aquagym, bien utiles pour leur silhouette et pour leur coeur. Les entraînements du club de natation se poursuivent eux aussi tout l’été, il faut s’adresser à M. Durand téléphone....»

            Il est bien préférable de joindre une photo du MNS en tenue professionnelle au premier plan, avec la piscine et un plongeoir derrière. Le MNS doit se faire cette photo et la porter lui même avec l’article à la rédaction du journal. C’est gratuit, s’il présente l’article comme une information générale. C’est payant, s’il la présente comme une publicité :

«Leçons de natation s’adresser à ».

            Si les journalistes viennent à la piscine d’eux mêmes, il faut au minimum figurer sur la photo en premier plan en tenue professionnelle, C’EST UN MINIMUM si on veut mettre des clients en confiance.

Encaissement leçons de natation et aquagym :

il ne faut pas oublier que les vacanciers ont souvent de moins en moins d’argent vers la fin de la saison. Si nous encaissons les leçons une par une, ils vont venir trois ou quatre fois et après restreindront. Ce n’est donc dans l’intérêt de personne, encore moins de l’enfant qui ne saura pas nager en 4 leçons. Les forfaits sont en général encaissés pour 10 leçons de 25 minutes en semi collectif, (dispensées de 4 et 9 enfants environ). On se sert des plus téméraires pour décider les plus peureux. C’est bien plus profitable que d’arriver à faire pleurer un enfant en leçon individuelle, en lui demandant avec insistance de sauter. (Il faut l’expliquer aux parents qui veulent une leçon individuelle - on ne leur ment pas). On ne peut pas, en pleine saison, donner des leçons individuelles au risque d’être saturé au bout de 4 à 5 enfants.

SECURISER : les parents, parfois sans savoir nager eux mêmes, veulent être sécurisés : le MNS les sécurise au premier abord par sa tenue; quand ils paient le forfait  dès la 1ère leçon par chèque ou en espéces, le MNS délivre une carte d’abonnement de 10 leçons (coupons détachables) fournis par notre FMNS  : 8 euros les 100 cartes. A la fin du forfait le MNS délivre un brevet officiel de notre FMNS 26 euros les 100. Ces brevets sont en général délivrés gratuitement à la fin des leçons. Le prix est libre quand la personne demande un brevet sans leçon. (5 à 20 euros). Ces brevets peuvent être délivrés en nombre sur les plages ou à l’occasion de fêtes locales. (les BNSSA ont le droit de délivrer les brevets de natation- voir texte ministère des sports).

            Un paiement par chèque peut être refusé en justifiant que l’on ne peut pas avoir, avec les vacancier, des chèques impayés aux quatre coins de France. On peut établir sur demande une facture avec son entête, adresse, références du brevet, numéro du MNS, numéro de la facture, date, signature et mention «TVA non applicable art 293 B du C.G.I.».

Affichages obligatoires : L’assurance RC pro. de notre FMNS et les tarifs leçons doivent être portés à la vue du public. En général, on les rédige avec un caractère «machine à écrire» pour nous laisser le soin de présenter verbalement nos prestations. Le client, s’il paie en espèces, doit partir ou avec un reçu ou avec une carte d’abonnement portant son nom ou une facture acquittée.

Le tarif conseillé : Les fédérations et syndicats doivent obligatoirement « laisser jouer la libre concurrence » et nous n’avons pas le droit d’imposer des prix, par contre, on peut en conseiller. En milieu rural :

140 à 150 euros pour 10 leçons pour 1 enfant,

220 euros pour 2 enfants,

300 euros pour 3 enfants d’une même famille, nous paraît, en dehors des centres touristiques, raisonnable alors que les leçons de ski, voile, ski nautique, conduite voiture... sont à près du double.

N’oublions pas (si nous ne voulons pas travailler à perte, qu’acquérir un BPJEPS- AAN revient maintenant aux alentours de 10 000 euros (5 000 euros de frais de formation + 5 000 euros d’hébergement-déplacements pendant une année scolaire MINIMUM) pour pouvoir enfin «faire une saison». J.M.Lapoux FIN n

** Pyrénées-Orientales le 13 juin 2017 :

noyade d’un plongeur, opération périlleuse en ce moment au fond du gouffre

 

            Depuis samedi 10 juin 2017 au soir, les spécialistes de la plongée extrême du Spéléo-Secours-Français phosphoraient sur différents dispositifs à mettre en place pour atteindre le niveau — 200 mètres dans le gouffre inondé de Font Estramar à Salses-Le-Château.

            C’est à cette grande profondeur dans le plus grand gouffre noyé d’Europe qu’un plongeur finlandais expérimenté a disparu ce samedi. Il s’agit de remonter son corps et son matériel, notamment pour établir le scénario de ce nouveau drame de la plongée spéléo. Visiblement ce plongeur aguerri a rencontré un problème technique, ce qui ne pardonne jamais dans le milieu fermé de Font Estramar. Son compagnon de plongée a pu donner l’alerte. Et les sauveteurs ont pu intervenir pour le remonter à la surface en prenant soin de respecter tous les paliers.

            Cette opération a nécessité une cinquantaine de pompiers dont sept plongeurs dans la cavité pour se relayer. Le deuxième plongeur va aussi bien que possible. Il est sorti indemne et il est passé par le caisson hyperbare à l’hôpital de Perpignan. Il reste donc à mener à bien la deuxième partie de la mission. «C’est une mission très délicate. Il y a en France moins de cinq plongeurs capables d’atteindre en sécurité cette profondeur. Et il faut pouvoir mettre en place un réseau de plongeurs aux différents paliers de plongée de cette grotte» estime le toulousain Bernard Tourte, président du Spéléo-Secours-Français qui attendait hier soir des instructions du parquet.

            Le 14 juillet 2015, Xavier Meniscus, le plongeur dromois avait ainsi effectué un voyage de 10 h 30 pour atteindre la profondeur record de moins de 262 mètres au prix de plusieurs mois de préparation physique et technique. Car à Font Estramar la plus petite faille dans le matériel se paie cash. C’est la noyade et l’impossibilité de remonter à la surface.

            «On ne peut pas dire que ce gouffre soit dangereux. Simplement c’est un univers réservé aux plongeurs de très grande expérience» estime François Brun, spécialiste de la plongée, de la photo et de la vidéo sous l’eau. Il décrit une première partie de la grotte parfaitement équipée avec un balisage complet et détaillé pour que les plongeurs retrouvent facilement la sortie dans les couloirs noyés. Plus des câbles fixés sur les parois. C’est après, à partir du premier puits que la mission devient véritablement délicate. Christian Goutorbe n