F.M.N.S
Tél. 05.57.19.18.60 - Fax 05.57.19.18.62
La Lettre du Mardi n° 26 du 20.6.2017

« La lettre du mardi de notre FMNS»

n°26 du 20 juin 2017

 (lettre envoyée plus tôt le 15.6.2017, en raison de l’actualité)

 Informations hebdomadaires gratuites par mail

à toute notre branche professionnelle ou saisonnière.

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

Bureau central : 11 rue Henri Barbusse 33110 LE BOUSCAT

nouveau tél : 05 24 61 44 81 —

e-mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ; Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir '; document.write( '' ); document.write( addy_text65639 ); document.write( '<\/a>' ); //-->\n Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

-----------------------------------

n Tribunal correctionnel d’Agen  hier le 14 juin 2017

Noyade mortelle d’un enfant - Imprudence d’un parent - Retournement des tribunaux :

les juges condamnent maintenant aussi les parents :

6 mois de prison ferme + 9 mois avec sursis

+ 100 000 euros de dommages et intérêts.

1 ère note FMNS : ces dernières années nous avons vu défiler devant les tribunaux bon nombre de parents qui étaient largement responsables de la mort par noyade de leur enfant. Ils l’avaient purement et simplement abandonné, mais bouleversés par leur malheur, ils cherchaient avec avocat(s) à se faire disculper officiellement par les juges, en faisant condamner le ou les MNS et BNSSA. Ces parents pleuraient souvent à l’audience et quand ils avaient la chance de tomber sur une juge, parfois en mal d’enfants, le MNS ou le BNSSA «l’homme de l’art» (ou toute l’équipe) était accusé de tous les maux traité comme un délinquant.

            Il s’en est suivi une négligence généralisée, dans toute la France, en ne respectant pas l’obligation de clôturer les piscines familiales. Beaucoup de parents estimant, après de multiples noyades classées sans suite, dans les piscines familiales, qu’ils ne risquaient plus rien et il s’en suit encore maintenant et régulièrement un nombre important d’enfants noyés décédés.

            Il apparait maintenant que les juges reviennent sur cette justice à deux vitesses et les parents directs ou indirects sont condamnés fermement.

            Ici le tribunal correctionnel d’Agen a condamné plus lourdement que ce que réclamait le parquet (l’accusation). Nous avions déjà relaté les différentes audiences (où nous étions), où cette affaire avait été renvoyée plusieurs fois suite à des demandes de complément d’instruction.

            A la fin d’une de ces audiences préliminaires, les membres d’une des deux branches de cette famille de marchands ambulants, impatients d’entendre la condamnation, en étaient arrivés aux mains dans la salle des Pas Perdus du tribunal d’Agen (devant les salles d’audience). La procureure en était sortie de son piedestal pour essayer de les séparer, en vain...L’accusée Mme BIASON avait été obligée de s’enfuir sur la place devant le palais de justice, sous les coups de ses cousins alors que les gardiens de la paix ne bougeaient pas face à ces forains au physique d’Obélix.

-------------

HIER, le 14 juin 2017 le tribunal correctionnel a enfin jugé :

Les faits : Les parents étaient séparés. Le père avait confié l’enfant Lina, 3 ans, à la compagne de son cousin  Mme Blason, qui n’avait pas de travail. Il semblerait, sans que cela soit confirmé, que cette gardienne improvisée «se soit absentée pour faire des courses» selon les parents, «le temps  de rentrer dans ma maison, située à une dizaine de mètres de la piscine, pour me préparer un café» selon la gardienne. La fillette aurait été assise sur l’échelle surplombant l’eau, avec uniquement les pieds immergés. Àu retour de la gardienne, le corps de l’enfant flottait sur le dos. Il semblerait qu’au lieu de se jeter à l’eau elle soit allée alerter une voisine, sans qu’on ait pu définir avec précision le rôle des uns et des autres à ces moments précis.

Le jugement : 6 mois ferme + 9 mois avec sursis + 100 000 euros de dommages

          Le ministère public a requis, après l’intervention des avocats des deux parties, 12 mois de prison avec sursis à l’encontre de la prévenue.

          Le tribunal correctionnel est allé plus loin que le parquet et a finalement condamné la prévenue Mme Blason plus lourdement  à 15 mois de prison dont 9 avec sursis et 100 000 e de dommages et intérêts. La famille pourra les toucher avec le Fonds de garantie aux victimes.

-----------

2 ème note FMNS :

-- Espérons que cette lourde condamnation fera méditer bon nombre de propriétaires de piscines familiales et les amènera à clôturer leur bassin.

-- Peut-être que certains parents qui, par leur négligence ont provoqué la noyade mortelle de leur enfant, hésiteront à poursuivre devant les tribunaux les MNS et les BNSSA, en ayant peur d’être condamnés eux mêmes ! J.M.Lapoux n

n Gouvieux (Oise), hier, mercredi 14 juin 2017

Le prof. accompagne les enfants à la piscine… il se noie !

«L’accompagnateur» de cette classe a été réanimé par les pompiers qui étaient eux aussi à la piscine pour leur séance de sports.

Au matin d’hier, quatre professeurs encadraient une classe de 27 élèves du collège privé de Montesoni de Chantilly, l’un des «accompagnateurs» s’est noyé. Rapidement, les MNS-BEESAN sont arrivés à extraire l’homme de l’eau et lui ont prodigué les premiers soins. Il était en arrêt cardio-pulmonaire.

Ce matin là, les pompiers étaient dans cette même piscine. Ils ont pris rapidement le noyé en charge et le coeur s’est remis à battre grâce aux massages cardiaques.

          Appuyés par une équipe du SAMU, les pompiers ont évacué rapidement «l’accompagnateur» vers l’hôpital de Creil. Dans le même temps, une cellule d’urgence médico-psychologique avec 1 médecin et 3 infirmiers ont pris en charge les enfants sous le choc. Les ados ont pu rentrer au collège vers midi. La piscine a rouvert au public à 13 heures -- FIN