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La Lettre du Mardi n° 70 du 24.4.2018

« La Lettre du Mardi de notre FMNS»  n° 70 du 24.4.2018

Informations hebdomadaires gratuites par mail

à toute notre branche professionnelle ou saisonnière.

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

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Toute personne hors FMNS peut s’inscrire gratuitement à notre «La Lettre du Mardi» par mail.

            Il lui suffit de nous communiquer son nom, prénoms, adresse postale.

            Par contre, hors FMNS,  nous n’avons pas les moyens d’assurer un bureau de renseignements ou une défense après une noyade, un accident ou un conflit du travail.

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n REIMS : un professeur de l’UFR-STAPS jugé par

le tribunal correctionnel après la noyade mortelle

d’une étudiante en apnées (dossier hors FMNS)

La justice reproche à ce professeur diverses négligences et délits. Il sera jugé

le MARDI  15 MAI 2018 à partir de 14 heures.

            Cette affaire, en plus de la fonction de l’accusé, est digne d’intérêt car on lui reproche d’avoir fait pratiquer l’hyperventilation avant ces apnées mortelles. Son UFR-STAP l’a «laché». Il a été interdit d’exercer.

            Le secrétaire général de notre FMNS J.M.Lapoux se déplacera pour cette audience qui peut nous amener à tous une certaine expérience bien nécessaire dans notre métier ou notre activité saisonnière où nous sommes de plus en plus mis en cause au moindre malaise. Ce MNS n’étant pas assuré auprès de notre FMNS, nous n’interviendrons en rien, ni dans la procédure, ni à l’audience nous ne ferons qu’écouter.           

            Nous invitons tous nos collègues (MNS et BNSSA, stagiaires, dans et hors de notre FMNS...) à se rendre à cette audience qui marquera  date dans notre profession.

          Nous aurons l’occasion de nous rencontrer après la séance devant la salle d’audience puis dans quelque bar à proximité et d’échanger cordialement les expériences de chacun.

RENDEZ VOUS TOUS PALAIS DE JUSTICE

1, place Myron Herrick 51095 REIMS

le mardi 15 mai 2018 à partir de 14 heures.

LES FAITS : En janvier 2016, lors d’un cours de natation à la piscine Orgeval, une étudiante coulait au fond du bassin. Inscrite en 2e année de Staps, Marine, 19 ans, d’Indre-et-Loire n’avait aucun problème de santé.

            Son professeur de l’UFR Staps, 56 ans, est poursuivi pour « homicide involontaire ».

L’HYPERVENTILATION  :

une technique d’apnée controversée :

            La piscine était fermée au public, l’enseignant faisait cours à un premier groupe d’une vingtaine d’élèves de Staps. La séance s’achevait par des séries d’apnées réalisées en binôme : le premier étudiant faisait son exercice, puis quittait le bassin en laissant la place au second. De l’enquête, il ressort que les élèves auraient regagné les douches au fur et à mesure, dès qu’ils en avaient fini, sans qu’aucune consigne de surveillance mutuelle ne leur soit donnée de façon précise.

            La victime était la dernière de son groupe, la deuxième de son binôme. Sa disparition est passée inaperçue. Ce n’est qu’à l’arrivée du groupe suivant que des élèves l’ont trouvée au fond de l’eau. Avec l’aide du professeur, ils l’ont repêchée, hélas trop tard : elle n’a pu être réanimée.

            D’après l’autopsie, l’étudiante serait morte noyée après avoir fait un malaise, alors qu’elle ne souffrait d’aucune pathologie ni malformation. A-t-elle fourni un effort trop intense ? Ses camarades ont affirmé avoir pratiqué, à la demande du professeur, une technique d’apnée pourtant proscrite par la profession : l’hyperventilation, car réputée dangereuse et susceptible de provoquer des syncopes. Certains élèves ont d’ailleurs déclaré avoir ressenti des sensations de malaise après avoir utilisé cette technique qui consiste à prolonger l’effort en oxygénant le corps au maximum, au risque de ressentir trop tard le besoin de respirer.

Plusieurs SMS envoyés pendant le cours - Pas dé répétition de noyade :

            La piscine Orgeval disposait du matériel de secours obligatoire, mais celui-ci n’avait pas été vérifié par l’enseignant au début du cours, et il n’en avait utilisé aucun avant l’arrivée des pompiers : il avait tenté la réanimation à mains nues. L’exploitation de son portable a également révélé qu’il avait échangé de nombreux SMS pendant le cours qu’il devait surveiller.

Enfin, la reconstitution des événements a permis d’estimer à 10 minutes la présence de la victime  sous l’eau, sans qu’il s’en aperçoive. D’après lui, le reflet de la lumière l’aurait empêché de distinguer le fond de la piscine, une difficulté connue des MNS locaux. Un MNS ou entraîneur a obligation de faire le tour de son bassin avant de partir.

Interdit d’exercer :

            Mis à l’arrêt, l’enseignant avait repris ses fonctions en septembre 2016 – il n’était toujours pas mis en examen – mais un incident survenait peu après à la piscine des Thiolettes. Une élève s’était sentie mal lors d’un exercice d’apnée. Il l’avait envoyée s’asseoir, continuant son cours, et c’est un MNS témoin de la scène qui avait rejoint l’étudiante pour l’amener à l’infirmerie où elle faisait un malaise (heureusement sans gravité). Les pompiers l’avaient transportée au CHU.

            Pendant ce temps, l’enquête continuait. Trois mois plus tard, considérant que les manquements reprochés avaient concouru au décès de l’étudiante, le juge d’instruction mettait l’enseignant en examen pour « homicide involontaire ». Depuis, l’homme ne fréquente plus les bassins : son contrôle judiciaire lui interdit d’exercer. Parallèlement, dans l’attente de l’issue de la procédure pénale, une mesure de suspension a été prise par l’université.

Egalement jugé pour la falsification d’un document :

            Poursuivi pour « homicide involontaire », le professeur de natation l’est également pour « faux et usage de faux ». Tout MNS doit renouveler chaque année une attestation de formation continue en premiers secours,(PSE1 ou 2) condition indispensable pour avoir le droit d’exercer. Les enquêteurs ont demandé à l’enseignant de fournir cette attestation. Ils ont alors découvert que le document remis par celui-ci était falsifié. L’attestation mentionnait une formation suivie en mai 2016 (postérieurement à l’accident) alors qu’après vérifications, sa dernière formation connue datait de 2011.

            Interrogée, la direction de l’UFR Staps a déclaré tomber des nues en apprenant que l’enseignant n’était pas à jour de ses diplômes (de même qu’il conseillait une technique d’apnée proscrite par la profession : l’hyperventilation). L’homme a expliqué avoir oublié de suivre les formations annuelles. Fabrice Curlier n

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n Center parcs de l’Ailette (Aisne)

«Une enquête pénale est ouverte»

mercredi 18 avril 2018 à 20 heures -- (dossier hors FMNS)

Un enfant de 5 ans meurt noyé dans une attraction

Son père l’a retrouvé inanimé.

            Ses parents s’apprêtaient à quitter les bassin. L’enfant, 5ans, venait de retirer ses brassards. Le père de famille s’est éloigné quelques minutes, laissant son épouse seule avec les enfants. Lorsqu’il est revenu, cet aîné manquait à l’appel. Les premiers secours prodigués par les BNSSA

Immédiatement, il est allé à sa recherche, explorant les différents espaces de jeux, le grand bassin. Il a retrouvé son fils à l’extérieur, au fond de la « rivière lente .«Les sauveteurs employés du domaine ont prodigué les premiers secours. Ils ont été relayés par les pompiers et l’équipe médicale du Smur ». Malgré leurs efforts, l’enfant est décédé.

            Dans chaque équipe un MNS avec des BNSSA.

« Une enquête pénale a été ouverte pour homicide involontaire» Par Lucie Lefebvre n

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n MARSEILLE Le chef de bassin et 2 BNSSA ont été jugés le 14.4.2018,

2 ans de prison avec sursis ont été requis contre chacun d’eux –

(dossier hors FMNS)

Une fillette de 4 ans s'était noyée le 25.8.2011 dans un bassin de la piscine de la Pointe-Rouge --

            Une fillette de 4 ans est passée de la pataugeoire au petit bain très proche et sans clôture.

Le juge d’instruction et le parquet reprochent aux deux BNSSA de s’être copieusement servis de leur téléphone et pour l’un d’être resté branché en continu sur internet.

            Le chef de bassin a fini son service à 17heures en laissant le bassin aux BNSSA, en pleine saison. La noyade a eu lieu en fin de journée. Le chef de bassin a donc été jugé sans avoir été sur le bassin au moment de la noyade. De nombreux témoignages venant des usagers ont accusé tout le personnel de surveillance de négligence, de laxisme au point que certains usagers avaient du eux mêmes sortir de l’eau des enfants en train de se noyer. Les BNSSA confondaient vacances et travail sans être rappelés à l’ordre par le chef de bassin..

            L’employeur : la mairie de Marseille n’a pas été inquiétée alors que tout le monde reconnait un vice de construction avec une pataugeoire très proche et sans séparation avec le petit bain.

Le jugement a été mis en délibéré au 29 mai 2018  n FIN