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La Lettre du Mardi n° 86 du 9.10.2018

« La Lettre du Mardi de notre FMNS» 

n° 86 du 9.10.2018

envoyée le 10.10.2018

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n Accusée «d'avoir jeté» un enfant à l'eau, la BEESAN a été finalement relaxée après 16 mois de procédure

Complexe Nautique d’Albi (Tarn)  le 17 mai 2017

Tribunal correctionnel d’Albi le 4 octobre 2018

(Dossier hors de notre FMNS)

Elodie PUECH BEESAN depuis 2012 a toujours donné satisfaction

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tempête dans un verre d’eau ou plutôt dans le bassin de 5 m du complexe nautique d’Atlantis, à Albi, agité depuis l’an dernier par les vagues d’une  affaire de violences sur mineur par une personne ayant autorité.

            Pour faire simple, Elodie, 34 ans, éducateur sportif et maître nageuse diplômée, était poursuivie, à l’audience correctionnelle du tribunal d’Albi, pour «avoir jeté» à l’eau un enfant de 11 ans contre son gré. Deux versions radicalement opposées ont été mises dans la balance : celle de l’enfant et de sa mère qui a déposé plainte cinq jours après les faits, soit le 22 mai, et celle de l’employée territoriale qui affirme l’avoir accompagné dans l’eau, sans le brusquer. Les juges ont retenu sa version et l’ont relaxée tard dans la soirée. Comme l’avait demandé son avocat, Me Emmanuel Gil.

            Le mercredi 17 mai 2017, plusieurs classes de CM2 viennent compléter leur formation de cinq matinées à la piscine. Élodie, pas vraiment réputée pour son caractère chaleureux, avait 17 enfants sous sa responsabilité. Objectif, leur enseigner l’étoile dans  le bassin de 5 m réservé aux plongeons. Tout le monde se jette à l’eau. Sauf un qui reste sur les gradins. Il avait peur de la profondeur, semble-t-il, même s’il avait passé le test de nage avec succès et se trouvait dans le groupe des bons nageurs.

L’affaire s’est emballée : Elodie a reçu un blâme, a été écartée quelques mois des groupes scolaires. Avant de reprendre son travail à la rentrée scolaire. Élodie confie à la barre qu’elle est allée consulter un psy pour gérer ses émotions. « J’ai très mal vécu cette période mais ça m’a permis de rebondir et d’avoir une autre approche. »

            Plus tard, en larmes, il expliquera à son institutrice que la maître nageuse est venue le chercher, lui a donné une frite (un tube) puis l’a pris par les épaules et le maillot avant de le jeter à l’eau. 

L'avocate de la plaignante réclame 3 000 euros

            « Il a paniqué, il a bu la tasse et a failli se noyer ! », lance l’avocate de sa mère, Me Charlotte Chacon qui dénonce un comportement violent et inadapté de la jeune femme. Elle réclame dans la foulée 3 000 € pour le préjudice moral de l’enfant qui, affirme-t-elle, a, depuis, une peur bleue de l’eau. Le problème, c’est que le samedi après les faits, les autres maîtres nageurs l’ont aperçu dans le grand bassin en train de sauter d’un plongeoir, pas traumatisé par la profondeur de l’eau, apparemment.

           Les témoignages approximatifs des 16 enfants, entendus un an après, ont laissé perplexe l’avocat de la défense ainsi que l’enquête menée, selon lui, à charge. « La machine s’est emballée dans cette histoire. On a une erreur pédagogique, c’est tout. Elle n’aurait pas dû insister. Mais ce n’est pas une infraction pénale pour des violences envers cet élève dont l’institutrice souligne le caractère excessif et instable. Ça apporte un autre éclairage ! ». Patrice SCOCCIA FIN