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La Lettre du Mardi n° 97 du 25.12.2018

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

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« La Lettre du Mardi de notre FMNS» 

n° 97 du 25.12.2018

Informations hebdomadaires gratuites par mail

à toute notre branche professionnelle ou saisonnière.

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Toute personne hors FMNS peut s’inscrire gratuitement à notre «La Lettre du Mardi» par mail.

            Il lui suffit de nous communiquer son nom, prénoms, adresse postale et mail personnels.

            Par contre, hors FMNS,  nous n’avons pas les moyens d’assurer un bureau de renseignements ou une défense après une noyade, un accident ou un conflit du travail.

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n Le secrétaire général, le Conseil d’administration et les employés de notre FMNS vous souhaitent une bonne année,

         en espérant qu’en 2019, le ministère des sports soit plus réceptif, sans prolonger la débâcle actuelle de l’apprentissage de la natation.

n Au 1er janvier 2019 : le Smic mensuel brut passe de 1 498,50 euros à 1 521,22 euros, sur la base d'un temps plein (35 heures/semaine ou 151,67 heures/mois).

Le minimum garanti au 1er janvier 2019 est de 3,62 euros (au lieu de 3,57 euros en 2018).

A Mayotte, le Smic horaire brut est fixé à 7,57 euros au 1er janvier 2019 (contre 7,37 euros actuellement).

Source : Décret n° 2018-1173 du 19 déc. 2018 -- (JO du 20)

Les rémunérations des personnels dans les piscines privées (DSP) dépendant de la Convention collective du sport sont revues à la hausse au 1er janvier 2019 - Voir analyse et tarifs dans notre prochaine revue « Enseigner et Sauver » (support papier).

 20/12/2018

Dernière minute | Le Smic horaire brut est porté à 10,03 euros au 1er janvier 2019

Le Smic brut augmente de 1,5 % au 1er janvier 2019 : il passe de 9,88 euros à 10,03 euros. Cette hausse résulte de l'application des règles légales, sans "coup de pouce".

n Au 1er janvier 2019 mise en place du RIFSEP qui va modifier les accessoires des salaires du personnel territorial. (voir explications dans notre prochaine revue papier)

n Piscine de Rivière Salée en Nouvelle Calédonie  - (Dossier hors FMNS )

En janvier 2018, Françoise, 11 ans, fait un AVC après un plongeon,

devenue handicapée à 80 % ,

les parents accusent les MNS   

«d’une mauvaise prise en charge»

et le 19 décembre 2018 déposent plainte.

 

TÉMOIGNAGE. Après un salto dans « le bassin des grands » qui aurait entraîné une attaque cérébrale, Françoise, 11 ans, est handicapée à 80 %. Ses parents pointent du doigt la mauvaise prise en charge des maîtres-nageurs. Une enquête a été ouverte.

            Désormais, ce n’est plus que depuis le bord du terrain que Françoise regarde ses copains et ses copines jouer au rugby. « C’est triste… Avant, c’était une vraie gazelle. Le rugby, elle adorait ça. Le sport, c’est fini maintenant ». Sophie, la maman de Françoise, adolescente de 11 ans victime d’un AVC après avoir sauté dans la piscine de Rivière-Salée en janvier dernier (lire ci-dessous) et « handicapée à 80 % », a entamé un bras de fer pour que « la vérité soit dite ». Sophie et Noël, le beau-père de la jeune fille, estiment que la jeune fille n’a pas été correctement prise en charge par les maîtres-nageurs lors de l’accident.

            « Françoise a perdu connaissance. Elle bavait beaucoup, ne répondait plus. Les surveillants des bassins n’ont pas su comment réagir. Ils se demandaient s’il fallait appeler les secours. Ils ont mis trop de temps. C’est Noël qui a demandé de la mettre en position latérale de sécurité (PLS)*, les sauveteurs n’y avaient même pas pensé », raconte le couple.

« Notre vie a changé »

            Le quotidien de Françoise est depuis bouleversé. Placée en coma artificiel au Médipôle, la jeune fille a ensuite été admise au service pédiatrie jusqu’en février avant d’être orientée vers le CSSR jusqu’à fin mai. Il n’est désormais plus question de son passage au collège, en 6e. « Elle est en classe spécialisée avec un niveau proche du CP », indique Sophie. Françoise « a des pertes de mémoire, une paralysie au bras droit », complète Noël.

            « On est obligé de lui couper sa viande, de lui donner à manger, de l’habiller. Notre vie a changé, on a dû s’installer à Nouméa. On est six dans l’appartement… », souffle Sophie.

            Les parents restent persuadés qu’une meilleure prise en charge de Françoise aurait permis d’éviter un handicap aussi lourd. « Aucun des personnels, voyant que ma fille avait des difficultés à respirer, n’a pensé à lui administrer de l’oxygène. Elle ne serait peut-être pas dans cet état si elle avait été assistée convenablement ». Ils ne voulaient donc pas en rester là. Il fallait porter l’affaire devant la justice.

Maîtres-nageurs entendus

Une plainte pour blessures involontaires a ainsi été déposée contre l’association de l’Olympique de Nouméa qui gère la piscine de Rivière-Salée. « Ils souhaitent savoir si la piscine avait bien mis en œuvre toutes les mesures de sécurité nécessaires », déclare Me Barbara Brunard, l’avocate des parents de Françoise. « Le dossier est en cours d’enquête au commissariat. Les maîtres nageurs ont été entendus, confirme le procureur de la République, Alexis Bouroz. Avec toute la prudence qui s'impose, je dirais qu'il n'est pas certain du tout que nous ayons une infraction dans ce dossier. Mais les investigations se poursuivent néanmoins. » Interrogée par la rédaction, l’association n’a pas souhaité faire de « commentaires à ce stade ». Regrettant qu’« aucune réponse pénale n’ait été encore apportée malgré l’ancienneté de la plainte », Me Brunard, de son côté, n’exclut pas une plainte auprès du juge d’instruction. Aujourd’hui, il n’y a plus que les vacances à Touété qui « réjouissent ma fille. Ça lui fait du bien de retourner là où elle a grandi », confie Sophie.

Que se serait-il passé le 8 janvier à la piscine de Rivière-Salée ?

Une après-midi à la piscine « pour faire plaisir aux enfants », c’est une tradition dans la famille de Sophie.

            Ce 8 janvier, il est 14 heures lorsque Françoise fait un salto « dans le bassin des grands » de la piscine de Rivière-Salée. L’ado se réceptionne mal et tombe sur le dos.

            Rapidement, elle prévient sa maman qu’elle ne se sent pas bien, que « quelque chose avait cassé dans sa tête ». « Je l’ai vue très faible puis elle est tombée dans l’eau, la tête en avant. On a demandé de l’aide, les maîtres-nageurs ont mis du temps pour réagir », se rappelle Sophie. La suite : les secouristes ont pris en charge la victime avant de la faire évacuer par le Samu au Médipôle. «

            Les enfants n’ont pas le droit de sauter dans le bassin des grands. On se sent coupable d’avoir baissé notre garde, pensant que c’étaient les maîtres-nageurs qui surveillaient. Ils n’ont rien fait ».

FIN