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La Lettre du Mardi n° 121 du 25.6.2019

FEDERATION DES MAITRESNAGEURS SAUVETEURS

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« LaLettre du Mardi de notre FMNS» 

n° 121 du 25.6.2019

 

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n Leministère des sports, la FNMNS et la FFN  sont en train dedémolir complètement notre profession ou notre activité saisonnière.

Etat des lieux :

Jusqu’en 1985 : le brevet de MNS pouvaitse préparer en cours du soir, en week-ends pendant une année scolaire ou enpériode à temps plein pendant un mois. Le marché du travail était équilibréentre le nombre de candidats reçus aux examens et le nombre de places offertesqui ne faisait que croître avec la construction des 1000 piscines et autres.

En 1985 le BEESAN : il y a eu la création du BEESAN duréeau moins une année scolaire et des prix de revient des formations qui se sontenvolés jusqu’à être multiplés par DIX.

Le BEESAN «modulable» n’a fait que détériorer unpeu plus le marché du travail. Les candidats devaient trouver des unités devaleur n’importe où en France. Ils devaient se payer, non seulement laformation pendant une ou deux années, mais aussi les déplacements dont leshôtels et les restaurants. Certains ont été contraints à dormir dans leurvoiture. A partir de ce moment là, les étudiants, les lycéens, les instituteurs(profs. des écoles), la majorité des profs d’EPS, les CRS, les gendarmes.. nepouvaient plus dépenser 4 000 à 6 000 euros de frais de formation, abandonnerleurs études ou leur métier pour préparer une saison pendant une à deux années.Il y a donc eu un manque de MNS qui s’est creusé tous les ans de 1985 à 2019.

Le problème français du manque de financement  des fédérations et syndicats :

En Allemagne tous les salariés doiventchoisir un syndicat et sont obligatoirement syndiqués. En France , lesfédérations et syndicats survivent avec «deux bouts

de ficelle». La formationprofes-sionnelle est donc devenue dans beaucoup de métiers une «poule aux oeufsd’or» au détriment des élèves, qui maintenant ne peuvent plus payer ou suivredes stages trop longs et trop chers.

           C’est une des principales causes du chômage en France. On a beaucoup d’offresd’emploi qui ne peuvent pas être satisfaites avec plus de 3 millions dechômeurs.

           Le phénomène est beaucoup plus marqué dans notre profession : les piscinesmunicipales et privées ouvertes au publics ne peuvent plus fonctionner. Lesenfants ne peuvent plus apprendre à nager.

           Compliquer et allonger les formations, c’est donc pour beaucoup de fédérationssportives et de syndicats, augmenter leurs revenus à l’heure où les subventionsse restreignent de partout. C’est la possibilité de maintenir un salaire àquelques privilégiés. On le constate avec ce BPJEPS-AAN, la majorité desattestations provisoires de réussite ne sont pas délivrées avant le 15 MAI,alors que le marché du travail des saisonniers fonctionne à plein pendant cettepériode, mais on assure un salaire jusqu’à la fin de l’année scolaire ou mêmetoute l’année à un petit nombre d’instructeurs privilégiés au détriment desautres. Résultat bon nombre de piscines municipales saisonnières ne peuventplus ouvrir. Dans ces communes n’ayant qu’un bassin d’été, où il pourrait yavoir un peu de natation scolaire en mai et juin : il n’y a rien.

Aujourd’hui que sont en train d’imposer la FNMNS,la FFN avec la complicité du ministère des sports, après de multiples réunionsqui n’ont pas servi à grand chose : un brevet encore plus long, encore pluscher à options modulables (autrement dit un organisme pourra organiserchez  lui, une ou plusieurs unités de formation avec tout son confort,pendant que le candidat devra faire un petit tour de France pendant des mois oudes années pour obtenir le droit de travailler en étant normalement rémunéré.Pendant ce temps l’élève serait «BNSSA- stagiaire BP» pendant trois ans maximum.Il aurait toute compétence pour enseigner SEUL et surveiller SEUL. On nousparle de «tuteurs», mais en saison ces tuteurs pourraient se retrouver àplusieurs centaines de kilomètres suivant le marché du travail (autrement ditne serviraient à rien). C’est à l’avantage de ces organismes de formations quipourraient ponctionner le stagiaire et les administrations pendant trois ans.Nous l’avons constaté dans le «BEESAN modula-ble». Beaucoup de stagiaire aubout de quelques mois sont bien obligés d’abandonner en n’étant pas payés ousous payés.

           Les clients qui paieraient des leçons au plein tarif seraient eux aussi spoliésavec des leçons données par des stagiaires «qui auraient le droit d’enseigneret surveiller SEULS» mais facturées plein pot (probablement à l’organisme deformation), (ce qui se fait déjà au ski).

Les BNSSA aux aussi seraient touchés car ilsn’auraient plus aucun avenir avec ce brevet en dépensant tant de temps etd’argent.

Toute la professionserait  victime de ces agissements :

quiirait recruter encore un MNS ou un BEESAN ou un BPJEPS-AAN breveté alors qu’ilpourrait trouver gratuitement ou en le sous-payant un «BNSSA / stagiaire BP»pendant 1 à 3 ans, qui aurait «la même compétence qu’un breveté pour «enseigneret surveiller seul» ? FIN