F.M.N.S
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La Lettre du Mardi n° 148 du 4.2.2020

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

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La Lettre du Mardi n°148 du 04.02.2020

Informations hebdomadaires gratuites par mail

à toute notre branche professionnelle ou saisonnière.

Toute personne hors FMNS peut s’inscrire gratuitement à notre «La Lettre du Mardi» par mail. Il lui suffit de nous communiquer son nom, prénoms, adresse postale.

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n Réunion au ministère des sports

du 31 janvier 2020

— Refonte du BPJEPS AAN qui passerait entre 2 à 5 ans de formation,

avec des stagiaires «en autonomie», sans MNS obligatoirement sur place.

— « Recrutement » de 700 bénévoles pour enseigner «l’aisance aquatique»

à la place des MNS :

Nous avons rendu compte sur les précédentes «Lettres du mardi» du projet de loi de la ministre des sports, poussée par la FNMNS pour créer des «stagiaires  travaillant en autonomie» compétents pour enseigner, surveiller, sauver, animer  sans avoir un tuteur sur place. En résumé, cette législation permettrait d’employer des stagiaires «indemnisés» entre ZERO et maximum 562,50 EUROS PAR MOIS ( voir réponse du 1er ministre). En résumé, une réglementation comme celle-ci aboutirait à la disparition pure et simple des MNS, BEESAN, BPJEPS AAN (et de beaucoup de BNSSA). En effet dans notre branche systématiquement déficitaire, employer un stagiaire pendant 2 à 5 ans permettrait à l’employeur (privé ou public) d’économiser 2 262.50 euros par mois, soit 27 150 euros par an et par poste. (voir décompte détaillé dans notre Lettre du Mardi n°145 du 14.1.2020). On peut se demander qui embaucherait encore un MNS ou qui le conserverait à la fin d’un CDD ? Certains employeurs pourraient effectuer une «suppression de poste» pour les CDI ou les titulaires.

            A tel point que lors de la réunion publique de Toulon le 11 octobre 2019, alors que la ministre exposait son «plan», un collègue lui a posé en public cette question : «Mais alors à quoi vont servir les MNS et les BPJEPS-AAN ?» — La ministre n’a pas su répondre ! C’est la preuve, s’il y en avait encore besoin, de la situation CATASTROPHIQUE de notre profession (ou de notre activité saisonnière). Nous avons demandé à tous, dans nos précédentes « Lettres du Mardi », de nous communiquer les noms, prénoms et mails de collègues, de stagiaires, de BNSSA... pour sensibiliser le maximum de personnes dans notre branche. Il est bien évident qu’une conversation au bord d’un bassin ne va pas convaincre un collègue de la situation calamiteuse. Nous avons eu peu de retours. Nous demandons toujours ces noms prénoms et mails qui n’engagent en rien ces collègues mais qui permet seulement d’informer donc de sensibiliser le plus largement.

C’est un minimum, si nous voulons conserver quelques possibilités d’aboutir.

            Principales fédérations dans la branche, nous avons été réunies une nouvelle fois le vendredi 31 janvier 2020. (nous sommes convoqués tous les 21 jours environ depuis un an, à nos frais). Cette réunion était annoncée comme la dernière. La représentante du ministre nous a exposé une nouvelle fois :

1° Des formations au BPJEPS AAN de plus en plus longues, donc de plus en plus chères, qui dureraient de 2 à 5 ans. (on peut prévoir un prix de revient de l’ordre de 20 000 euros – ( formation + hébergement + déplacements)

2° La ministre a lancé ces dernières semaines un appel général pour trouver 700 bénévoles pour assurer à beaucoup d’enfants de 3 à 6 ans «une aisance aquatique» (sans les MNS, BEESAN, BPJEPS- AAN).

Elle prévoit de leur donner en suivant un «Certificat d’aisance aquatique » sans savoir nager.

En résumé, s’il y a :

— des stagiaires pas payés ou sous payés pendant 2 à 5 ans, recrutés toute l’année, dans toute la France

— 700 bénévoles pour assurer «l’aisance aquatique»

— des instituteurs plus ou moins capables en natation.

            On se demande une nouvelle fois qui va encore recruter ou conserver un MNS (ou un BNSSA même en saison) ?

            Nous apprenons que le ministère des sports a lancé un appel public  d’offres pour former en quelques jours, ces 700 instructeurs bénévoles. La FFN et des clubs ont aussitôt répondu favorablement. Nul doute que la FNMNS le fera, puisqu’elle propose elle-même ces projets.

          Les autres fédérations présentes (SNPMNS, CGT, FO) ne se sont pas vraiment opposées à ces «négociations» qui étaient déjà toutes prêtes..

n — Pour couronner le tout, on a appris en séance par un participant aux réunions du ministère de l’intérieur que 3 nouveaux BNSSA différents sont mis en chantier, suivant le lieu de travail (plage, piscine ou ...). Encore une idée saugrenue qui ne peut que nuire à l’embauche des BNSSA pendant l’été, en amplifiant un peu plus le manque de surveillants - sauveteurs.

n Noyade mortelle d’une enfant de 9 ans piscine de BUTHIERS (Seine et Marne) en été 2018

- Jugement hier, le 3 février 2020 (hors FMNS)

            Huit personnes étaient jugées (BNSSA et BAFA). Le procureur reprochait à tout l’encadrement de ne pas avoir escorté cette enfant de 9 ans, alors qu’elle pénétrait dans le bassin sans savoir nager. Le tribunal correctionnel de Fontainebleau (Seine et Marne) a estimé qu’aucune faute n’était prouvée et que les BNSSA et BAFA avaient une «obligation de moyens», mais pas une «obligation de résultat.». Ce tribunal de 1ère instance a relaxé tout le monde.

                La mère de l’enfant noyée a hurlé son désespoir dans la salle d’audience et a perdu connaissance.

            Le procureur a estimé que la négligence était prouvée et il s’est pourvu en appel.

Rappelons que l’arrêté du 25.4.2012 annexe 2 - Fiche 2-1

impose aux BAFA ou à tout encadrant  d’être DANS l’eau; Un MNS ou un BNSSA qui tolérerait un BAFA sur le bord serait donc en tort et déjà responsable. --  (Voir brochure jaune «Dossiers professionnels : Réglementation dans les colonies de vacances »» p.5 de notre FMNS envoyée à tous dès la 1ère inscription) --(affaire à suivre) n