F.M.N.S
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LA LETTRE DU MARDI n° 324 A et P du 18.6.2024

FEDERATION DES MAITRES NAGEURS SAUVETEURS

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 La Lettre du Mardi de notre FMNS n° 324 A e P du 18.6.2024

Expédiée le 18.6.2024

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Amener nos dossiers professionnels jaunes de notre FMNS dans sa résidence en saison :

tous les membres de notre FMNS (MNS et BNSSA) ont reçu à leur première adhésion les textes professionnels nécessaires pour travailler. Au mois de juin, chaque année, nous avons des classes, qui viennent uniquement en juin à la piscine. Beaucoup de prof. des écoles connaissent mal la réglementation et sont souvent persuadés de ce qu’ils ont pu lire dans les journaux. Un MNS (ou un BNSSA) doit être capable, avec courtoisie, de le rediriger pour éviter un accident ou une noyade. On peut, avec lui, relire le texte réglementaire. En général, on n’aboutit à rien en affirmant des vérités verbalement, qui souvent ne sont ni écoutées, ni comprises. Il est souvent nécessaire de relire un texte ensemble, notamment en natation scolaire. FIN

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La discrétion sur ses opinions politiques - une obligation :

Nous avons entendu à la TV et sur les radios des sportifs «de haut niveau» venir nous enseigner quelle opinion on devait avoir et comment il faudrait voter. Rappelons tout de même que nous, MNS et BNSSA, nous sommes des agents de droit public ou de droit privé, mais dans tous les cas, nous avons une obligation de discrétion dans notre travail : avec les usagers ET le personnel. Certains collègues, par le passé, qui ont trop affiché leurs opinions, ont retrouvé leur carrière brisée sans pouvoir se défendre réellement. On doit donc éliminer toute discussion politique au travail, au besoin le rappeler poliment aux collègues. Un maire, qui a une opinion, n’est pas toujours sûr d’être réélu ou de vouloir ou pouvoir conserver son poste. Un MNS peut donc être amené dans les années qui viennent à retrouver sa piscine administrée par l’opposition municipale actuelle. FIN

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Au Centre Aquatique Intercommunal, à Anse, (Nord dépt du Rhône) le 8 juin 2024

Un enfant de 8 ans sauvé de la noyade, il était inanimé au fond de l'eau

Alors qu'il avait déjà terminé son cours de natation, un garçon de 8 ans a été vu au fond de l’eau et ne bougeant pas. L'intervention d'un MNS a permis de le sortir de l’eau. Il était inanimé. Mais les gestes de premiers secours ont été prodigués par un des MNS. « Les 5 insufflations starter l'ont fait tousser avec une reprise de connaissance immédiate. » Selon le centre aquatique, le défibrilateur n'aurait pas été utilisé.

            À l’arrivée des sapeurs-pompiers, l’enfant était conscient et respirait. Il a été transporté au centre hospitalier de Gleizé. « Le petit garçon s'en est très bien remis. » FIN

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Tribunal correctionnel de Rennes le 13 juin 2024

Noyade mortelle de Steve Maia Canigo lors de la Fête de la Musique à Nantes en 2019

Le commissaire de police Chassaing a été jugé.

            Au quatrième jour du procès, le procureur a demandé une peine de principe à l'encontre du commissaire poursuivi alors que la police «menait une opération agitée».

            Le 22 juin 2019, alors que le commissaire se heurte au refus de l'un des «sound-systems» de couper le son, des projectiles sont lancés sur les policiers. Certains utilisent des grenades lacrymogènes, réduisant la visibilité et provoquant de l'agitation. C'est à ce moment-là que Steve tombe dans la Loire. Interrogé à la barre, Grégoire Chassaing a expliqué avoir "fait de son mieux" pour "protéger ses équipes" qui ont subi "une pluie de projectiles". Il a toutefois reconnu ne pas avoir "tout maîtrisé". Cinq autres jeunes étaient tombés dans l’eau.

L'usage des lacrymogènes "était ni nécessaire ni proportionné", a estimé le vice-procureur de Rennes, le quai Wilson était "saturé" de gaz. Pour le magistrat, «Grégoire Chassaing a du mal à se dire, même cinq ans après, qu’avec cette musique, il fallait peut-être la laisser perdurer un instant. Le temps, notamment, que des renforts arrivent. En ne prenant pas ces décisions, il a manqué de discernement, l’action a causé le décès de Steve Maia Caniço", a conclu le magistrat.

L'avocat du commissaire a demandé la relaxe de son client.

Le prononcé (de la condamnation) a été renvoyé au 20 septembre 2024 FIN